• Sauvons le Marais Biestebroeck !
  • Un permis vient d’être accordé au projet The Dock
  • 1,5 hectare de nature menacé à Anderlecht
  • Nous avons 60 jours pour agir
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Sauvons le Marais Biestebroeck !

Le Marais Biestebroeck en mai 2025 : un chemin dans la végétation, devant un ancien bâtiment industriel en briques

Pétition

Un permis d’urbanisme vient d’être accordé au projet The Dock, qui ferait disparaître le Marais Biestebroeck : 1,5 hectare de nature au cœur d’Anderlecht, refuge pour la faune et la flore et îlot de fraîcheur pour le quartier.

Ce permis contredit pourtant une décision de justice qui interdit d’en accorder sur des sols vivants de plus de 0,5 ha d’ici fin 2026.

Nous avons 60 jours pour agir. Signez la pétition pour demander la protection définitive du marais.

Un permis vient d’être accordé pour bétonner le Marais Biestebroeck, 1,5 ha de nature au cœur d’Anderlecht. Nous avons 60 jours pour agir : signez la pétition !

Eau

Marais : roseaux et plan d'eau
Alliance Marais Biestebroeck | Anderlecht

Cycle de l’eau

Le paysage urbain est fortement minéralisé, tout particulièrement dans une zone aussi dense que Biestebroeck. Les eaux pluviales ne peuvent donc le plus souvent qu’aboutir dans les égouts… Au mieux. En cas de pluies importantes, dont le nombre risque d’augmenter dans l’avenir, le réseau d’assainissement est saturé, et déborde là... où il peut. Dans les caves des habitations riveraines… ou dans le réseau hydrographique. Via des trop-pleins, ces « surverses » mêlant eaux pluviales et eaux usées, ne sont pas rares. À quelques mètres du Marais, en cas de grosses pluies, un des principaux déversoirs d’orages décharge régulièrement des eaux polluées dans le canal.

Une piste pour réduire les risques d’inondations ou de surverses est de restaurer un cycle naturel de l’eau, autrement dit, de lui permettre, ici, de s’infiltrer dans le sol, là de stationner ou de s’écouler de façon temporisée… Et de lui éviter, quand elle tombe du ciel ou s’écoule hors de terre via une source le passage par l’égout, lequel est conçu pour traiter des eaux usées. Afin de restaurer le cycle de l’eau, on déminéralise ça et là des surfaces imperméabilisées… Ce qui est fort bien. Mais ne faut-il pas aussi - voire d’abord - songer à préserver les surfaces perméables ? Le Marais, à quelques pas du canal, ne pourrait-il recevoir des eaux des alentours, et jouer ainsi un rôle de jardin d’orage/de pluie ?

Fleur de jonc en gros plan
Alliance Marais Biestebroeck | Anderlecht

Qualité des eaux

Évidemment, on le sait, les eaux qui ruissellent sur les voiries, les toitures… charrient certains polluants, qui viendraient s’ajouter aux polluants présents dans le marais. Ici encore, les propriétés des plantes qui constituent pour une bonne part l’écosystème peuvent-elles, grâce aux propriétés qui leur sont reconnues traiter ces pollutions ? En outre, les eaux de ruissellement sont chargées de matières organiques. Ici, une roselière peut agir comme filtre, elle constitue le modèle qui a inspiré les systèmes de lagunage, employés pour épurer les eaux usées...

Roselière et arbres en arrière-plan
Alliance Marais Biestebroeck | Anderlecht

Question

Les eaux qui, en cas de grosse pluie, s’accumuleraient dans le marais pourraient-elles ensuite s’écouler « sans dommages » vers le canal, considéré comme le plus grand bassin d’orage de la Région ?

Lien pour en savoir plus

Sur la Gestion intégrée des eaux pluviales telle que promue par la Région de Bruxelles Capitale :
https://environnement.brussels/pro/reglementation-et-inspection/obligations-et-autorisations/gestion-des-eaux-de-pluie (nouvel onglet)

Sur une vision développée au sein de la société civile ;
https://www.egeb-sgwb.be/ (nouvel onglet)