• Sauvons le Marais Biestebroeck !
  • Un permis vient d’être accordé au projet The Dock
  • 1,5 hectare de nature menacé à Anderlecht
  • Nous avons 60 jours pour agir
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Sauvons le Marais Biestebroeck !

Le Marais Biestebroeck en mai 2025 : un chemin dans la végétation, devant un ancien bâtiment industriel en briques

Pétition

Un permis d’urbanisme vient d’être accordé au projet The Dock, qui ferait disparaître le Marais Biestebroeck : 1,5 hectare de nature au cœur d’Anderlecht, refuge pour la faune et la flore et îlot de fraîcheur pour le quartier.

Ce permis contredit pourtant une décision de justice qui interdit d’en accorder sur des sols vivants de plus de 0,5 ha d’ici fin 2026.

Nous avons 60 jours pour agir. Signez la pétition pour demander la protection définitive du marais.

Un permis vient d’être accordé pour bétonner le Marais Biestebroeck, 1,5 ha de nature au cœur d’Anderlecht. Nous avons 60 jours pour agir : signez la pétition !

Terre

Les hautes herbes et les roseaux du marais, une rangée d’arbres au fond
Alliance Marais Biestebroeck | Anderlecht

Le sous-sol du Marais a subi des traitements lourds. Totalement minéralisé, contaminé suite à plus d’un siècle d’activités industrielles sur le site, puis excavé… la nature, néanmoins, y a repris ses droits. Un sol vivant s’est reconstitué sur les terres perturbées, polluées et/ou mises à nu par l’excavation... Le sol du Marais nous dit quelque chose...

Le Marais Biestebroeck s’est créé sur une friche industrielle. Les sols des friches industrielles présentent une situation paradoxale : si la vie s’y régénère, les pollutions qu’ils recèlent suscitent la terreur ou du moins une inquiétude légitime. Elles font l’objet de réglementations strictes. en Région bruxelloise, l’ordonnance sols impose un assainissement qui le plus souvent se traduit par des traitements industriels et la destruction de la nature qui a repris ses droits. (A propos de la politique régionale des sols, voir ici sur le site de Bruxelles Environnement (nouvel onglet).)

Néanmoins, peut-on parier sur la capacité du sol, comme écosystème, à se réparer ?

Le Marais sur la carte d’évaluation des sols de Bruxelles Environnement indique des catégories de sites selon la pollution suspectée ou avérée - et selon les catégories, ce qui y est ou non autorisé et les mesures à prendre.

Capture de la carte d’évaluation des sols de Bruxelles Environnement autour du marais
Alliance Marais Biestebroeck | Anderlecht

Traiter ou soigner les sols pollués ?

Le plus souvent le traitement d’un sol pollué se fait par des moyens industriels, soit ex situ : on excave les terres et on les envoie vers des usines où on leur fait subir un traitement thermique ou chimique lourd. Les terres sont alors certes « nettoyées », mais toute vie qui aurait pu y apparaître est détruite. D’autres techniques recourent à des procédés chimiques in situ (sans excavations).

Ces techniques sont sans doute efficaces, rapides et répondent aux impératifs économiques des propriétaires privés ou publics des sites concernés.

Mais elles perturbent ou détruisent l’écosystème. Or, nombre d’êtres vivants, plantes, champignons ou bactéries, souvent en association, agissent sur les pollutions. Au Marais, nous avons des roseaux, des joncs, des saules et des peupliers… Or, les premiers stabilisent certains polluants dans le sol et diverses études démontrent que chacune de ces espèces accumule dans ses tissus certains polluants (métaux lourds en particulier). En procédant à des fauches régulières, on peut imaginer d’assainir, sur une période longue, le site. Ou du moins d’en réduire la pollution.

D’autres plantes présentes au Marais ont la capacité de « dégrader », de dissoudre des composés chimiques polluant les sols tels que des résidus d’hydrocarbures.

Néanmoins, des questions se posent ici :

- jusqu’à quel point ils peuvent encaisser des pollutions ?

- quid des tissus végétaux contaminés ? que faire des fanes de roseaux contaminés ?

- jusqu’à quel point ces plantes peuvent-elles assainir le sol ?

Voir la vidéo (nouvel onglet)

https://videos.domainepublic.net/w/dBn3N7VkjquDbH15r1qGfz (nouvel onglet)

Le mélilot, présent au Marais, comme d’autres plantes de la famille des fabacées (familles des pois, lentilles, haricots, trèfles...), peut « dégrader », dissoudre des traces d’hydrocarbures dans le sol.

Les roseaux constituent une bonne part de la végétation du Marais. Nombre d’études et d’expérimentations de par le monde démontrent le potentiel du roseau (phragmites australis) en termes de phystostabilisation (fixer des polluants dans le sol et donc éviter qu’ils ne contaminent les plantes et les animaux), de phytoextraction des métaux lourds (accumulation dans leurs tissus et donc "nettoyage" du sol Voir ici (nouvel onglet) ), de filtration des eaux aussi...

Pour en savoir un peu plus sur la phytoremédiation

Voir ici  :

- pages sur le site des EGEBB (nouvel onglet)

- Brochure un peu technique éditée au Québec (nouvel onglet)